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Arusha, 13 mai 2004 (FH)- Le Rwandais arrêté mercredi aux Etats-Unis où il vivait comme réfugié depuis avril 2000 sous une fausse identité, Jean- Marie Vianney Mudahinyuka, était « un grand » milicien, selon le parquet rwandais.
« Il était important dans la hiérarchie des Interahamwe », a indiqué l’avocat général au parquet rwandais, Emmanuel Rukangira, contacté par téléphone depuis Kigali par l'agence Hirondelle.
« Nous avions émis un mandat d’arrêt international contre lui, il y a environ une année ; nous attendions la suite », a poursuivi Rukangira.
Selon l’ouvrage « Aucun témoin ne doit survivre » publié en 1999 Par Human Rights Watch et la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), Mudahinyuka faisait partie des cinq conseillers auprès du Comité national de la milice Interahamwe.
La milice Interahamwe a été le fer de lance du génocide de 1994 qui a fait un million de morts, parmi les Tutsis et les Hutus modérés, selon le gouvernement rwandais.
Le département américain de l'immigration indique que Mudahinyuka a été reconnu par six témoins rwandais, dont l'un a affirmé l’avoir personnellement vu commettre des atrocités.
Le vice- président national de la milice Interahamwe, Georges Rutaganda, a été définitivement condamné à la prison à perpétuité par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) le 26 mai 2003.
Bien que cité par des témoins dans le procès Rutaganda, Jean-Marie-Viannye Mudahinyuka alias "Zuzu" n’était pas recherché par le TPIR, selon le procureur adjoint de la juridiction internationale, le Sud-africain Christopher Bongani Majola.
Les Etats-Unis avaient en revanche transféré en mars 2000 au TPIR le pasteur adventiste, Elizaphan Ntakirutimana. L’homme d’Eglise était poursuivi pour des crimes commis dans sa paroisse de Mugonero, dans la province de Kibuye (ouest du Rwanda). Condamné à 10 ans de prison le 19 février en première instance, il attend son procès en appel.
ER/KN/AT/GF/FH (AR’’05 13A)
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