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Arusha, le 1er juillet 2004 (FH) - Un témoin du parquet entendu par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a relaté les meurtres qu’aurait commis Arsène Shalom Ntahobali, chef présumé des miliciens à Butare (sud du Rwanda) en 1994.
Ntahobali, sa mère, l’ancienne ministre de la famille et de la promotion féminine, Pauline Nyiramasuhuko, et quatre autres personnes originaires de Butare, sont poursuivis pour génocide et crimes contre l’humanité commis dans cette région entre avril et juillet 1994.
Le témoin «FA», ainsi désigné pour cacher son identité, a notamment allégué que Ntahobali avait tué une jeune étudiante près de la résidence de sa famille où était érigé un barrage routier en avril 1994.
Le témoin a en outre affirmé que Ntahobali avait massacré la famille d’un nommé Rwamukwaya, concédant cependant que cette information lui avait été rapportée par un certain Kazungu.
En contre- interrogeant FA, le co-conseil canadien de Ntahobali, Me Normand Marquis, a relevé que sa déposition contraste avec ses déclarations de 1996 devant les enquêteurs du parquet.
L’avocat a en outre fait valoir que la famille Rwamukwaya n’avait pas été tuée en 1994. «Ses membres ont même entrepris des démarches visant à récupérer des biens [qui avaient été] subtilisés durant les massacres», a soutenu Me Marquis.
Nyiramasuhuko et Ntahobali sont jugés avec les anciens préfets de Butare Sylvain Nsabimana et Alphonse Nteziryayo ainsi que l'ex-maire de Ngoma, Joseph Kanyabashi, et celui de Muganza, Elie Ndayambaje. Tous plaident non coupable.
Débuté le 12 juin 2001, le procès Butare se déroule devant la deuxième chambre de première instance du TPIR présidée par le juge tanzanien William Hussein Sekule, assisté des juges malgache Arlette Ramaroson et ougandaise Solomy Balungi Bossa.
Les débats se sont poursuivis dans l’après-midi, à huis clos.
GA/AT/GF/FH (BT’’0701A)
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