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Arusha, le 22 octobre 2004 (FH) - Le procès du colonel Aloys Simba, considéré comme un «camarade» de l’ancien président Juvénal Habyarimana, reprend lundi prochain devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) près d’un mois après sa suspension.
Commencés le 30 août dernier, les débats avaient été suspendus le 27 septembre à la demande de la défense.
Le procureur venait de citer onze témoins.
Le colonel Simba, 62 ans, répond de quatre chefs de génocide et de crimes contre l’humanité, portant sur des massacres de Tutsis, commis en 1994, dans deux provinces du sud du Rwanda: Gikongoro, sa région natale, et Butare.
Les témoins ont allégué que le colonel à la retraite avait publiquement incité aux massacres et distribué des armes aux miliciens Interahamwe, fer de lance du génocide qui a fait près d’un million de morts parmi les Tutsis et les Hutus de l’opposition en 1994. L’accusé plaide non coupable.
Simba a été arrêté au Sénégal en novembre 2001 et transféré quatre mois plus tard au centre de détention du TPIR à Arusha.
La reprise de son procès intervient au moment où des informations en provenance du Rwanda font état de l’assassinat, la semaine dernière, d’une personne qui avait témoigné à charge dans cette affaire. Cet incident pourrait entraîner le désistement de plusieurs témoins, notent les observateurs.
Au TPIR, on indique cependant qu’il n’a pas été établi que ce crime était lié au témoignage de la victime à Arusha comme l’affirment des sources judicaires rwandaises.
Le procès du colonel Simba se déroule devant la première chambre de première instance du TPIR présidée par le juge norvégien Erik Mose, assisté du juge russe Sergei Egorov, et de Charles Michael Byron de Saint-Kitts et Nevis.
AT/GF/FH (SI’’1022A)
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